Cela fait un moment que je n'ai pas mis à jour mes petites balades en C4
En Juin dernier nous avons organisé une petite sortie pour un lycée de Brive, sur les traces de la résistance, au programme, découverte du matériel de sabotage et de l'armement, et le soir, réception d'un parachutage, le tout avec la C4, mais notre petit moment de gloire, c'est quand il a fallu la sortir d'un fossé à la corde
Dans une côte boueuse et suffisamment raide pour que la voiture n'avance plus, elle a glissé dans la pente avant de se retrouver contre un talus, penchée complètement à gauche, le réservoir d'essence un peu vide, me voilà bloqué et le moteur coupé, sans essence
A ma disposition, 20 lycéens et 5 anciens parachutistes, une bonne corde, et voilà tout le monde en train de me sortir de ce mauvais pas
Un Dodge WC51 présent aussi ce jour là n'aura pas la même chance que moi, ayant réussi à monter, il se retrouvera quelques centaines de mètre plus loin enlisé jusqu'aux essieux dans une ornière boueuse, c'est le tracteur qu'il aura fallu pour le sortir
Les 13 et 14 Juillet derniers, nous participons cette fois ci à deux commémorations des parachutages de l'opération Cadillac, le 14 Juillet 1944, sujet qui me tenait particulièrement à coeur puisque mon arrière-arrière grand-père a réceptionné des containers ce jour là, en char à boeufs sur la commune de Loubressac
La C4F plateau était missionnée pour réceptionner les containers, avec un beau convoi qui m'accompagnait, un side-car Gnome et Rhône AX2, un Renault AFB2 de 1940, la C4 NT de Francis et un camion Berliet gazogène qui a d'ailleurs eu du mal à redémarrer à la suite du parachutage
Début Août je profite de quelques jours de vacances pour emmener Mademoiselle en voyage, nous prenons la route un Dimanche en fin d'après-midi, d'abord la traversée de Rocamadour en plein coeur, par les petites ruelles ! Le tunnel étant malheureusement bloqué par un incident du petit train, la route est barrée, l'agent municipal ébloui par la beauté de la C4, nous indique, plutôt que de faire demi-tour, de traverser par la rue principale habituellement fermée à la circulation, et nous voilà donc dans le centre de Rocamadour, à nous frayer un passage au milieu des piétons, sous les yeux ébahis de tous.
Ceci fait, nous continuons à toute vitesse sur les petites routes du Causse que nous traversons, pour redescendre dans la vallée du Lot à Vers.
Une fois dans la vallée, c'est dans des paysages somptueux et grandioses que la C4 libère encore ses chevaux, nous sommes attendus au restaurant à Saint-Cirq-Lapopie et l'heure tourne !
Je sens toutefois une légèreté toute prononcée à l'arrière de la voiture dans les courbes serrées de la vallée, je me doute du problème, ma valve arrière droite s'est mise à perdre, mais je n'ai pas le temps de m'arrêter, et je ne peux pas regonfler ici. Les virages sont de plus en plus techniques à prendre, la voiture survire au delà du raisonnable mais nous atteignons Sain-Cirq entiers, il nous faut à présent trouver un parking et soudain... plof ! Nous voilà sur la jante en plein milieu d'un virage au centre de Saint-Cirq...
Je gare la voiture comme je peux dans une ruelle, et... mince ! Je n'ai pas remis le cric dans la voiture !
Me voilà en train d'arrêter les voitures passantes pour demander un cric, mais plus personne n'a de roue de secours aujourd'hui, j'entre dans le premier restaurant et je demande un cric, par chance le mari de la chef cuisinière est mécanicien agricole, un coup de téléphone et elle me l'envoie avec tout le nécessaire d'ici 15 minutes, juste le temps d'aller prendre notre réservation plus bas, et de revenir aider mon sauveur !
Il me prend un peu pour un débutant qui ait emprunté la voiture à papa, mais ce n'est pas le cas, malgré le costume trois pièces sable, je veux qu'il me laisse faire, pour lui les écrous ne sont pas assez serrés, mais le laiton est fragile, alors pas touche ! Dire que si il avait eu son compresseur, il me les aurait serrés à la clé à chocs
On met la roue de secours et je vais la garer à un endroit plus opportun, l'homme est remercié à coups d'apéritif, il consomme
Notre repas englouti (La route ça creuse), nous nous mettons en quête d'un emplacement de camping, et pour moi il est tout trouvé, un petit chemin isolé, sur les hauteurs en face de Saint-Cirq. Je monte la tente dans le noir sur le côté de la C4, et nous voilà couchés à même le caillou, ça c'est l'aventure !
Le lendemain matin, thé ou café pour se revigorer, toilette pour Mademoiselle, et on repart.
Nous reprenons le cours du Lot, dans un véritable canyon arrêté dans le temps, je n'ai pas de photos mais ne vous inquiétez pas, c'est tout le sujet de notre balade de club 2025
Un petit coup de grimpette et nous arrivons au Saut de la Mounine, je vous laisse chercher l'histoire sur internet, de notre côté nous en avons profité pour faire une pause
Il se fait déjà tard et nous n'avons pas encore mangé, toujours pied au plancher, nous finissons par atteindre Conques dans l'Aveyron où nous mangeons à 15h, une visite rapide de l'abbaye et nous gagnons Entraygues sur Truyère avant de monter en direction de Laguiole, sur le plateau de l'Aubrac. Je m'arrête à la Crestilie, à l'exact endroit où j'ai chargé ma C4 sur le plateau qui l'a ramenée chez moi
Nous rejoignons ensuite Xavier, l'ancien propriétaire de ma C4, je fais visiter leur musée familial à Mademoiselle puis Xavier nous emmène voir son buron en plein coeur du plateau
Le soir nous dormirons cette fois ci à l'auberge, avant de rentrer tranquillement le lendemain par le Ségala lotois