Coup de blues
Posté : jeu. 3 janv. 2008 08:07
Bonjour,
Les hommes d?église veulent notre bonheur après notre mort. Nos gouvernants nous l?imposent avant ?. On ne va pas s?en plaindre ! Mais ce faisant, on y perd une certaine nonchalance bienheureuse, et beaucoup de libertés. A vouloir nous protéger à tout crin contre tout, on nous enferme dans un carcan paralysant où l?absence de poésie le dispute à l?abandon du libre arbitre. Le choix n?est plus disponible pour déterminer nos actions, et la menace permanente des sanctions devenues très dures nous paralyse et nous sclérose.
Mes frères, où sont les cohortes d?automobilistes fonçant à tombeau ouvert à près de 100 km/h sur des routes défoncées, où nul radar de malheur n?était là pour vous surprendre, et où aucun gendarme ne faisait le guet derrière un fourré camoufleur ? Pas de ceinture, point d?airbag, aucune assistance, encore moins d?ESP, d?ABS ou de pneus Machin-Truc taille basse aux sculptures psychédéliques pour vitesses supersoniques !
Aujourd?hui, nos autos sont des concentrés technologiques qui nous transportent en assistés complets. Même la route nous est dictée par le guidage GPS depuis la galaxie qui nous surveille ! Malgré cet accompagnement de tous les instants et ces interdictions innombrables à faire le moindre geste qui ne serait pas parfaitement orthodoxe, la répression nous tape dessus, comme un sourd sur son enclume, à la moindre incartade, au moindre égarement de quelques millimètres au-delà de la ligne jaune de la réglementation intransigeante ! Et pourtant, les voitures n?ont jamais été aussi sures, les autoroutes aussi nombreuses dans un parc automobile toujours plus volumineux !
Alors avec nos petites vieilles, roulons en paix, comme autrefois : sans souci, sans ceinture, sans assistance technologique, et sans crainte des radars. On n?en profitera finalement qu?en de rares occasions, quand il fait beau et que les dernières réparations auront été effectuées. Mais goutez ces instants merveilleux de totale liberté, la vraie, celle qui n?obéit qu?à la loi du plaisir et de l?inconscience.
Les hommes d?église veulent notre bonheur après notre mort. Nos gouvernants nous l?imposent avant ?. On ne va pas s?en plaindre ! Mais ce faisant, on y perd une certaine nonchalance bienheureuse, et beaucoup de libertés. A vouloir nous protéger à tout crin contre tout, on nous enferme dans un carcan paralysant où l?absence de poésie le dispute à l?abandon du libre arbitre. Le choix n?est plus disponible pour déterminer nos actions, et la menace permanente des sanctions devenues très dures nous paralyse et nous sclérose.
Mes frères, où sont les cohortes d?automobilistes fonçant à tombeau ouvert à près de 100 km/h sur des routes défoncées, où nul radar de malheur n?était là pour vous surprendre, et où aucun gendarme ne faisait le guet derrière un fourré camoufleur ? Pas de ceinture, point d?airbag, aucune assistance, encore moins d?ESP, d?ABS ou de pneus Machin-Truc taille basse aux sculptures psychédéliques pour vitesses supersoniques !
Aujourd?hui, nos autos sont des concentrés technologiques qui nous transportent en assistés complets. Même la route nous est dictée par le guidage GPS depuis la galaxie qui nous surveille ! Malgré cet accompagnement de tous les instants et ces interdictions innombrables à faire le moindre geste qui ne serait pas parfaitement orthodoxe, la répression nous tape dessus, comme un sourd sur son enclume, à la moindre incartade, au moindre égarement de quelques millimètres au-delà de la ligne jaune de la réglementation intransigeante ! Et pourtant, les voitures n?ont jamais été aussi sures, les autoroutes aussi nombreuses dans un parc automobile toujours plus volumineux !
Alors avec nos petites vieilles, roulons en paix, comme autrefois : sans souci, sans ceinture, sans assistance technologique, et sans crainte des radars. On n?en profitera finalement qu?en de rares occasions, quand il fait beau et que les dernières réparations auront été effectuées. Mais goutez ces instants merveilleux de totale liberté, la vraie, celle qui n?obéit qu?à la loi du plaisir et de l?inconscience.
