AVEC LE PRODUIT G4
c’est dire s’il était aussi rouillé que moi et me procurait souvent des problèmes au niveau de la carburation, aggravé dernièrement par un ajout intempestif de gazole.
C’est pourquoi j’ai entrepris un dégraissage, nettoyage, dérouillage et traitement.
De mes recherches sur différents sites et de ma petite expérience de l’automne 2012, j’ai tiré les enseignements suivants que je fais partager au forum C4 et 6 CITROEN.
Pour laver : eau de rinçage, acétone.
Pour dérouiller : acide chlorhydrique, oxalique ou phosphorique au choix.
Pour neutraliser l’acide : lessive de soude.
Pour protéger : le G 4 bien moins cher et aussi efficace que le RESTOM .
Agents mécaniques :
- une chaine, des boulons, écrous inox ou morceaux de tige filetée, en acier inox de préférence,
- beaucoup d'huile de coude et de temps pour agiter le réservoir, car le montage avec bétonnière, parfois conseillé n’est pas évident, ni adapté au réservoir de C4, en raison de la nécessité de traiter toutes les surfaces y compris les 2 cloisons entre les 3 compartiments d’un tel réservoir.
- toutes les opérations doivent être faites à l’extérieur, avec beaucoup de précautions.
II- LES ETAPES DE TRAITEMENT
1ère étape : nettoyer.
La 1ère étape consiste à débarrasser l'intérieur du réservoir des résidus laissés par le carburant depuis ces très longues années. Le réservoir doit être vidangé et lavé. Pour le lavage initial on peut utiliser plusieurs passages à l’eau, puis des lessives pro qui complètent ce rôle.
Il faut d'abord démonter le réservoir, puis les orifices (robinet, compteur) et boucher les trous à l'aide de bouchons de liège ou bois taillés à la bonne dimension pour garder l'étanchéité. Le bouchon de réservoir reste en place. Les vidanges se font de préférence, pour les réservoirs de C4, par l’orifice du robinet.
On introduit au choix (j’ai tout essayé) une chaine, une poignée de boulons, écrous, vis à bois durs ou morceaux de tige filetée (de 7 à 8 cm de long et 12 à 16 mm de diamètre). Ils vont jouer le rôle d'abrasif. Attention la chaine ne doit pas être trop petite, car, à l’expérience, elle peut se coincer en haut entre la cloison et le tube de l’orifice de remplissage. (Il faut éviter sable et graviers qui peuvent laisser des traces de silice déconseillées pour carbu et moteur).
Puis on introduit dans le réservoir au moins un litre d'acétone, de préférence (le trichloréthylène est plus dangereux), mais attention l'acétone, excellent dégraissant et absorbeur d’humidité, est aussi un produit dangereux très volatil et inflammable.
Il faut veiller à reboucher le réservoir pour chaque opération et agiter fortement le tout dans tous les sens. Il faut agiter, agiter encore, remuer dans tous les sens pour décrocher la rouille et les résidus. Vidanger de temps en temps, recommencer, agiter, vidanger à nouveau, recommencer ... jusqu'à obtenir un intérieur de réservoir parfaitement propre. Rincer une dernière fois avec de l'acétone, et laisser évaporer et sécher au soleil ou dans un endroit sec parfaitement ventilé. Laisser sécher au moins une semaine, voire plusieurs semaines.
2ème étape: dérouiller.
Le traitement préalable à la protection des parois métalliques du réservoir peut-être réalisé de différentes façons. La méthode de base consiste en l'utilisation d'un acide au choix et en une action mécanique pour parfaire l'efficacité, puis en une neutralisation de l’acide avant traitement.
1. Préparer une solution acide dans un endroit ventilé. Trois solutions possibles selon goût, disponibilité et prix :
- acide chlorhydrique : mélange acide à 30% avec eau (toujours acide dans l'eau et pas le contraire)
- acide oxalique : dilution de 1 kilo de cristaux pour 10 litres d’eau.
- acide phosphorique : produit prêt à l'emploi, type produit JULIEN "destructeur de rouille".
J’en ai utilisé deux, l’acide chlorhydrique pour le calcaire et l’acide phosphorique pour la rouille.
2. Mettre 2 ou 3 litres de solution dans le réservoir, excepté pour le destructeur de rouille où 1 litre de solution prête à l'emploi suffit. Introduire les agents mécaniques précités. Travailler à l’extérieur.
3. Agiter pendant un certain temps, avec des moments de repos pour laisser agir les produits et ménager les épaules. Il faut agiter le temps qu’il faut et recommencer si besoin pour obtenir des parois propres. Cela dépendra aussi de la qualité de la solution, des agents mécaniques introduits dans le réservoir ... En général plusieurs fois 20 minutes.
4. Rincer abondamment à l’eau.
5. Remplir avec la solution neutralisante, agiter et laisser reposer 10 minutes.
6. Rincer abondamment à l’eau.
7. Sécher immédiatement avec l’air comprimé, puis avec un sèche-cheveux par exemple et aussi le soleil.
NB : Les solutions d’acide et de lessive de soude peuvent être réutilisées, au besoin réactivées en ajoutant un peu de produit de base. J’ai dû attendre la veille de Noel et ses 16°, rares dans le Jura à cette saison, pour faire à l’extérieur ce traitement !
3ème étape : traiter et protéger.
La 3ème étape consiste à enduire de résine l'intérieur du réservoir débarrassé de traces de rouille, gras ou calcaire ; ces dernières ont été les plus rebelles pour mon réservoir AC4. Le produit doit résister aux carburants et être assez liquide pour permettre d'enduire les parois internes du réservoir uniformément. Ces résines sont des produits dangereux et il faut respecter les précautions d'usage. Parmi elles la résine RESTOM est bien connue, mais chère. La société fournit un Kit de nettoyage et traitement adapté à la taille du réservoir.
Un produit spécifique, le G4 de SOLOPLAST, est bien moins cher et aussi efficace. Initialement prévu pour des traitements contre l'humidité, ce produit à révélé des propriétés exceptionnelles en matière de traitement des réservoirs depuis 30 ans, sans défaillance constatée par le fournisseur. Un litre de G4 permet de traiter sans problème 1 ou 2 réservoirs de C 4 de 35 à 40 litres.
Introduire le produit à température ambiante de 15/20°, baratter sous tous ses angles pendant quelques minutes pour répartir uniformément, vider le mieux possible. Pour garantir une bonne protection, il faut appliquer trois couches successives. Attendre entre chaque couche que le produit devienne poisseux, c'est à dire attendre 3 ou 4 heures, tester au doigt l'application et recommencer l'opération. Le nettoyage des outils et coulures est fait à l’acétone ; ne pas tarder sinon c'est un ponçage assuré. Le produit est réputé résister aux nouvelles essences sans plomb. Il convient aussi aux réservoirs d'huile.
Où trouver ce produit ?
Depuis l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation européenne sur les isocyanates, contenus dans ce produit, la vente du G4 est interdite en libre-service. Deux solutions sont proposées par le fournisseur SOLOPLAST. Soit utiliser la résine époxy R123 que l’on trouve dans les GSB (voir site : http://www.soloplast.fr" onclick="window.open(this.href);return false; => télécharger le fascicule « maîtrise des réparations » ch. 29/30 – pages 37/38), soit, si on veut absolument du G4, il faut le commander sur sites: 1000nautique.com ou lecomptoirdescomposites.com. J’ai trouvé du G4 (en 1 ou ½ litre) sur le site lecomptoirdescomposites sous la rubrique peinture, puis primaire d accrochage, sous la référence G4 YC, soit 1 litre de G4 Super pour 17,40 € + 8,00 € de frais d’envoi. Je précise que je ne suis pas sponsorisé par cette société. Le cout total des produits utilisés est d'environ 50 €.
(Contact SOLOPLAST : Madame m.chevarin@soloplast.fr - SOLOPLAST-VOSSCHEMIE SAS B. P. 245 à 38522 SAINT-ÉGRÈVE Cedex Tél : 04 76 75 42 38) .




